L'essentiel
- Le crédit d'impôt phonographique (CIPP, article 220 octies du code général des impôts) vaut 20 % des dépenses éligibles de production et de développement, porté à 40 % pour les entreprises qui répondent à la définition européenne des micro, petites et moyennes entreprises
- Il est réservé aux entreprises de production phonographique soumises à l'impôt sur les sociétés, quelle que soit leur forme, et ne couvre que les albums de nouveaux talents n'ayant pas dépassé 100 000 équivalents-ventes pour deux albums distincts précédents
- Les dépenses de développement sont plafonnées à 700 000 euros par enregistrement, la sous-traitance à 2 300 000 euros par exercice, et la somme des crédits d'impôt à 1 500 000 euros par entreprise et par exercice
- L'agrément du Centre national de la musique se déroule en deux temps, provisoire avant l'engagement des dépenses puis définitif dans un délai de vingt-quatre mois suivant la fixation de l'œuvre, faute de quoi le crédit d'impôt doit être reversé
- Ce crédit d'impôt est distinct de l'aide sélective à la production phonographique du CNM, plafonnée à 40 % des dépenses éligibles et à 20 000 euros par projet, qui répond à des critères d'éligibilité différents
Le crédit d'impôt phonographique permet à une entreprise de production phonographique soumise à l'impôt sur les sociétés de déduire 20 % du montant de ses dépenses éligibles de production, de développement et de numérisation d'un enregistrement, taux porté à 40 % pour les entreprises qui répondent à la définition européenne des micro, petites et moyennes entreprises. Prévu à l'article 220 octies du code général des impôts et géré par le Centre national de la musique, le dispositif ne s'adresse qu'aux albums de nouveaux talents, sous réserve d'un agrément délivré en deux temps et de plusieurs plafonds qui s'appliquent indépendamment les uns des autres.
Qu'est-ce que le crédit d'impôt phonographique et qui peut en bénéficier
Le crédit d'impôt phonographique, ou CIPP, est réservé aux entreprises ayant la qualité d'entreprise de production phonographique au sens de l'article L. 213-1 du code de la propriété intellectuelle, c'est-à-dire les personnes physiques ou morales qui ont l'initiative et la responsabilité de la première fixation d'une séquence de son. Ces entreprises sont généralement identifiées par le code NAF 5920Z, celui que reçoit tout label lors de son immatriculation. Le dispositif a été instauré par la loi du 1er août 2006 relative au droit d'auteur et aux droits voisins, puis modifié à plusieurs reprises, la mesure relevant désormais du règlement général d'exemption par catégorie de la Commission européenne, qui l'autorise au titre de la promotion de la culture.
Seules les entreprises soumises à l'impôt sur les sociétés peuvent en bénéficier, quelle que soit leur forme juridique, sociétés commerciales comme associations. Sont donc exclues les entreprises soumises à l'impôt sur le revenu ou exonérées d'impôt sur les sociétés par une disposition particulière, tandis que les entreprises seulement partiellement ou temporairement exonérées, par exemple au titre du statut de jeune entreprise innovante, restent éligibles. Une loi de finances a par ailleurs supprimé la condition d'ancienneté qui existait auparavant : le dispositif est désormais ouvert à toute entreprise fiscalisée en France. Deux exclusions supplémentaires s'appliquent : l'entreprise doit respecter l'ensemble de ses obligations légales, fiscales et sociales, et elle ne doit pas être détenue, directement ou indirectement, par un éditeur de service de télévision ou de radiodiffusion.
Quelles œuvres ouvrent droit au crédit d'impôt : albums de nouveaux talents et clause de francophonie
Le crédit d'impôt phonographique ne couvre pas n'importe quel enregistrement : seuls les albums de nouveaux talents, tout enregistrement de plus de deux titres sur support physique ou numérique, ouvrent droit au dispositif. Est considéré comme nouveau talent l'artiste, le groupe d'artistes, le compositeur ou l'artiste-interprète qui n'a pas dépassé le seuil de 100 000 équivalents-ventes pour deux albums distincts précédant ce nouvel enregistrement. Un équivalent-vente correspond à la vente d'un album ou à 1 500 écoutes de plus de trente secondes sur les offres payantes de services de musique en ligne, après avoir soustrait du total des écoutes la moitié des écoutes du titre le plus écouté de l'album.
Une seconde condition s'applique aux albums d'expression, chantés dans une langue autre que le français ou une langue régionale en usage en France : la clause de francophonie impose que, pour l'ensemble des albums d'expression de nouveaux talents produits au cours d'un exercice, la moitié au moins soit francophone. Si cette proportion n'est pas respectée, seuls les albums français restent éligibles. Les microentreprises bénéficient d'un assouplissement : leurs albums en langue étrangère restent éligibles dans la limite du nombre d'albums français produits la même année. Cette clause ne s'applique ni aux albums majoritairement instrumentaux ni à ceux composés d'œuvres libres de droit d'auteur.
Les productions éligibles doivent enfin être réalisées par des entreprises et industries techniques établies en France, dans un autre État membre de l'Union européenne ou dans un État de l'Espace économique européen ayant conclu avec la France une convention d'assistance administrative contre la fraude fiscale. Une association loi 1901, ou relevant du droit local d'Alsace-Moselle, intervenant comme sous-traitante reste éligible à ce titre, ce qui couvre notamment des chorales ou des orchestres associatifs mobilisés pour un enregistrement.
Quel taux et quels plafonds pour le crédit d'impôt phonographique
Le taux du crédit d'impôt phonographique est fixé à 20 % des dépenses éligibles de production et de développement, taux porté à 40 % pour les entreprises qui satisfont à la définition des micro, petites et moyennes entreprises du règlement européen d'exemption par catégorie, soit moins de 250 salariés et un chiffre d'affaires inférieur à 50 millions d'euros ou un bilan inférieur à 43 millions d'euros. Plusieurs plafonds distincts s'appliquent ensuite, indépendamment du taux, et se cumulent sans se substituer les uns aux autres.
| Paramètre | Valeur |
|---|---|
| Taux de droit commun | 20 % des dépenses éligibles de production et de développement |
| Taux majoré (micro, petites et moyennes entreprises) | 40 % des dépenses éligibles |
| Plafond des dépenses de développement | 700 000 euros par enregistrement, tous producteurs confondus |
| Plafond de la sous-traitance | 2 300 000 euros par entreprise et par exercice |
| Plafond global de la somme des crédits d'impôt | 1 500 000 euros par entreprise et par exercice |
| Fin du dispositif | Dépenses effectuées jusqu'au 31 décembre 2027 |
Le plafond des dépenses de développement, fixé à 700 000 euros par enregistrement, s'apprécie de manière globale même lorsque les dépenses sont engagées sur plusieurs exercices : un label qui étale ses opérations de développement sur deux ou trois ans doit additionner ces dépenses avant d'appliquer le plafond. Le plafond de la sous-traitance, fixé à 2 300 000 euros, couvre les dépenses de production et de développement confiées à une entreprise tierce établie en France, dans l'Union européenne ou dans l'Espace économique européen. Ces deux plafonds restent cumulatifs : un label qui confie à un sous-traitant le développement d'un album verra ces dépenses plafonnées à 700 000 euros par enregistrement avant d'être, le cas échéant, également concernées par le plafond de sous-traitance s'il dépasse 2 300 000 euros sur l'exercice. Le plafond global de 1 500 000 euros s'applique enfin à la somme des crédits d'impôt phonographiques calculés par une même entreprise au titre d'un exercice, quel que soit le nombre d'albums produits.
Quelles dépenses sont éligibles au crédit d'impôt phonographique
Les dépenses éligibles se répartissent en deux grandes familles, correspondant à la production et au développement de l'enregistrement. Seules les opérations effectuées en France, dans un autre État membre de l'Union européenne ou dans un État de l'Espace économique européen lié à la France par une convention d'assistance administrative ouvrent droit au crédit d'impôt.
Les dépenses de production couvrent les frais de personnel non permanent et une liste précise de personnels permanents directement concernés par l'œuvre : assistants label, chefs de produit, techniciens son, directeurs artistiques ou de label, juristes label, gestionnaires d'espace physique et digital, gestionnaires de royautés ou de paies intermittents. La rémunération du dirigeant peut entrer dans l'assiette, mais seulement pour les petites entreprises au sens du droit européen, et plafonnée à 45 000 euros par an. S'y ajoutent les dépenses liées à l'utilisation des studios d'enregistrement et de mixage, la location du matériel et des instruments, la conception graphique, les frais de postproduction (montage, étalonnage, mixage, codage, matriçage), ainsi que les dépenses de numérisation, d'encodage et de transcodage nécessaires à la diffusion sur les plateformes de téléchargement.
Les dépenses de développement, qui doivent être engagées au plus tard dix-huit mois après la fixation de l'œuvre, concernent les frais de répétition des titres, le soutien à la production de concerts en France ou à l'étranger, la participation de l'artiste à des émissions de télévision ou de radio dans le cadre de la promotion de l'œuvre, la réalisation d'images qui accompagnent le développement de la carrière de l'artiste, et la création d'un site internet dédié à l'artiste, à l'exclusion des frais de gestion courante du site. Les subventions publiques reçues viennent en déduction de l'assiette du crédit d'impôt, mais les financements des organismes de gestion collective comme la SPPF ou la SCPP n'en sont pas et n'ont pas à être déduits.
Repères sur le crédit d'impôt phonographique
Comment obtenir l'agrément du CNM, provisoire puis définitif
Le bénéfice du crédit d'impôt phonographique suppose l'obtention de deux agréments successifs, délivrés par le président du Centre national de la musique au nom du ministre chargé de la culture, après avis d'un comité d'experts composé notamment du directeur de l'Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles et de représentants des organismes de gestion collective de producteurs. La demande d'agrément provisoire doit être sollicitée avant l'engagement des opérations de production ou de développement : les dépenses éligibles ouvrent droit au crédit d'impôt à compter de la date de réception de cette demande par le CNM, ce qui rend l'ordre des démarches aussi déterminant que leur contenu. Le dossier comprend la liste prévisionnelle des albums concernés, l'historique des ventes des artistes ou compositeurs visés, des déclarations sur l'honneur attestant du respect des conditions d'éligibilité, un devis détaillé des dépenses et la liste des prestataires techniques pressentis. Un dossier incomplet est déclaré caduc s'il n'est pas régularisé dans les douze mois suivant sa réception.
L'agrément à titre définitif doit être demandé après la publication de l'œuvre, une fois les dépenses de production et de développement achevées, dans un délai maximum de vingt-quatre mois à compter de la date de fixation de l'œuvre, laquelle correspond à la date du matriçage, à celle de l'attribution du code ISRC ou, à défaut, à la date de publication. Le dossier comprend un document comptable certifié par un expert-comptable, accompagné d'un commissaire aux comptes sauf pour les petites et moyennes entreprises, indiquant le coût définitif de l'œuvre et le détail des dépenses engagées, ainsi qu'un justificatif de publication et une attestation de versement des cotisations sociales. L'obtention de l'agrément provisoire n'entraîne pas automatiquement l'agrément définitif : si celui-ci n'est pas obtenu dans le délai de vingt-quatre mois, l'entreprise doit restituer le crédit d'impôt dont elle a bénéficié au titre de l'œuvre concernée.
Exemple simplifié de calcul du crédit d'impôt phonographique
Un exemple construit à partir de la méthode de calcul publiée par le BOFiP illustre le mécanisme, sans se substituer à un calcul réel qui dépend du devis complet de chaque enregistrement. Soit un label qui produit seul l'album d'un nouveau talent et qui répond à la définition européenne de la petite ou moyenne entreprise, donc soumis au taux de 40 %. Au titre d'un exercice, il engage 90 000 euros de frais de personnel non permanent et permanent affecté à l'œuvre, 40 000 euros de location de studio et de matériel, 15 000 euros de conception graphique et de postproduction, ainsi que 25 000 euros de dépenses de développement, répétitions et soutien à une tournée de promotion, soit un total de 170 000 euros de dépenses éligibles, bien en deçà des plafonds de 700 000 euros pour le développement et de 1 500 000 euros pour la somme des crédits d'impôt.
| Poste de dépense | Montant (exemple) |
|---|---|
| Frais de personnel affecté à la production | 90 000 euros |
| Location de studio et de matériel | 40 000 euros |
| Conception graphique et postproduction | 15 000 euros |
| Dépenses de développement (répétitions, tournée de promotion) | 25 000 euros |
| Total des dépenses éligibles de l'exercice | 170 000 euros |
| Crédit d'impôt avant plafonnement (taux de 40 %) | 68 000 euros |
Le crédit d'impôt avant plafonnement s'élève donc à 170 000 x 40 %, soit 68 000 euros, un montant très inférieur au plafond global de 1 500 000 euros applicable à l'exercice : c'est ce montant qui sera imputé sur l'impôt sur les sociétés dû par le label, l'excédent éventuel étant restitué si le crédit d'impôt dépasse l'impôt dû. En cas de coproduction entre deux entreprises de production phonographique, le crédit d'impôt est accordé à chacune au prorata des dépenses éligibles qu'elle a effectivement engagées, et non proportionnellement à sa part dans la coproduction : une entreprise qui détient la moitié des parts d'un album peut avoir financé une part différente des dépenses et percevoir un crédit d'impôt calculé en conséquence.
Le crédit d'impôt phonographique et l'aide à la production du CNM : deux dispositifs distincts
Le crédit d'impôt phonographique n'est pas la seule aide publique disponible pour la production d'un label : le Centre national de la musique propose également une aide sélective à la production phonographique, versée sur dossier après avis d'une commission plutôt qu'accordée de plein droit comme le crédit d'impôt. Pour en bénéficier, l'entité doit être affiliée au CNM, être une personne morale employeuse des artistes, disposer d'au moins une année d'existence et détenir les droits sur un catalogue comprenant déjà au moins une référence d'au moins cinq phonogrammes ou vingt minutes de musique bénéficiant d'une distribution commerciale professionnelle, en plus de justifier d'un volume d'activité minimal en chiffre d'affaires ou en investissement de production.
Le projet soutenu doit lui-même compter au moins cinq phonogrammes ou vingt minutes de musique, ne pas être une compilation, être financé à plus de 15 % par des ressources propres hors aides des organismes de gestion collective, et ne pas être déjà commercialisé au moment du dépôt du dossier. Le montant de l'aide n'excède pas 40 % des dépenses éligibles, avec un plafond de 20 000 euros par projet et de 100 000 euros par an pour une même entité, versé pour l'essentiel sous forme d'acompte puis de solde après validation du bilan. Ce double niveau, un crédit d'impôt automatique sous conditions et une aide sélective distincte, structure le financement d'un label qui cherche à créer un label de musique et à faire vivre son catalogue au-delà d'une première sortie.
Les dépenses engagées avant la réception, par le CNM, de la demande d'agrément provisoire sont exclues de l'assiette du crédit d'impôt : un enregistrement commencé avant le dépôt du dossier ampute d'autant le crédit obtenu. L'absence d'agrément définitif dans le délai de vingt-quatre mois oblige à reverser l'intégralité du crédit d'impôt perçu pour l'œuvre concernée. Le seuil de 100 000 équivalents-ventes qui définit un nouveau talent s'apprécie sur les deux albums distincts qui précèdent le nouvel enregistrement, pas sur l'ensemble de la carrière de l'artiste. Les taux, plafonds et critères évoluent par décret et par loi de finances : vérifiez les conditions en vigueur sur cnm.fr et bofip.impots.gouv.fr avant de bâtir un plan de financement définitif.
Les erreurs qui coûtent le crédit d'impôt phonographique
La première erreur, et la plus coûteuse, consiste à engager des dépenses de production avant que le CNM n'ait reçu la demande d'agrément provisoire : ces dépenses sortent définitivement de l'assiette du crédit d'impôt. La deuxième est de confondre le seuil de 100 000 équivalents-ventes, qui définit un nouveau talent, avec un plafond de chiffre d'affaires de l'entreprise elle-même : ce seuil se calcule sur les ventes et écoutes des deux albums antérieurs de l'artiste, pas sur l'activité du label.
La troisième erreur est d'ignorer la clause de francophonie pour un catalogue majoritairement en langue étrangère, ce qui peut exclure une partie des albums du bénéfice du crédit d'impôt. La quatrième consiste à raisonner sur le seul taux de 20 ou 40 % sans anticiper le plafond de développement de 700 000 euros par enregistrement, qui s'apprécie de façon cumulée même sur plusieurs exercices. La cinquième, enfin, est d'attendre la fin de la production pour solliciter l'agrément définitif sans avoir anticipé le délai de vingt-quatre mois à compter de la fixation de l'œuvre.
Questions fréquentes sur le crédit d'impôt phonographique
Le taux est de 20 % des dépenses éligibles de production et de développement, porté à 40 % pour les entreprises qui répondent à la définition européenne des micro, petites et moyennes entreprises.
Les dépenses de production couvrent les frais de personnel, l'utilisation de studios et de matériel, la conception graphique et la postproduction. Les dépenses de développement, engagées au plus tard dix-huit mois après la fixation de l'œuvre, couvrent les répétitions, le soutien aux concerts, la promotion télévisée ou radiophonique et la création d'un site internet dédié à l'artiste.
Les entreprises de production phonographique au sens du code de la propriété intellectuelle, soumises à l'impôt sur les sociétés quelle que soit leur forme, qui produisent des albums de nouveaux talents n'ayant pas dépassé 100 000 équivalents-ventes pour deux albums distincts précédents.
Il faut déposer une demande d'agrément provisoire avant l'engagement des dépenses de production ou de développement, puis une demande d'agrément définitif après publication de l'œuvre, dans un délai maximum de vingt-quatre mois à compter de la date de fixation de l'enregistrement.
Les deux dispositifs sont distincts dans leur logique, un crédit d'impôt accordé de plein droit sous conditions objectives et une aide sélective soumise à l'avis d'une commission, et peuvent se compléter dans le plan de financement d'un même projet, sous réserve que les subventions publiques reçues soient bien déduites de l'assiette du crédit d'impôt.
Un artiste, un groupe d'artistes, un compositeur ou un artiste-interprète qui n'a pas dépassé le seuil de 100 000 équivalents-ventes pour deux albums distincts précédant le nouvel enregistrement, un équivalent-vente correspondant à la vente d'un album ou à 1 500 écoutes de plus de trente secondes sur une offre payante.
Construire un plan de financement autour du crédit d'impôt phonographique suppose moins de retenir un pourcentage que de tenir un calendrier précis : déposer la demande d'agrément provisoire avant la première dépense de production, vérifier que l'artiste conserve la qualité de nouveau talent, puis anticiper le délai de vingt-quatre mois pour l'agrément définitif et les plafonds propres au développement et à la sous-traitance. Ce dispositif partage avec le crédit d'impôt audiovisuel et le crédit d'impôt jeu vidéo la même architecture d'agrément en deux temps, mais applique un taux, des plafonds et des conditions culturelles propres à la production phonographique. Ces mécanismes s'inscrivent plus largement dans la question de financer un projet culturel, entre crédit d'impôt automatique et aides sélectives du CNM, un sujet qui concerne directement toute entreprise qui envisage de développer une activité dans les médias et la culture.
Sources officielles citées
- BOI-IS-RICI-10-10, crédit d'impôt pour dépenses de production d'œuvres phonographiques, BOFiP, Direction générale des Finances publiques
- BOI-IS-RICI-10-10-10, champ d'application, BOFiP, Direction générale des Finances publiques
- BOI-IS-RICI-10-10-20, dépenses éligibles, BOFiP, Direction générale des Finances publiques
- BOI-IS-RICI-10-10-30, modalités de calcul, d'utilisation, de déclaration et de contrôle, BOFiP, Direction générale des Finances publiques
- Crédit d'impôt en faveur de la production phonographique, Centre national de la musique
- Aide à la production phonographique, Centre national de la musique



